Mobiliser les jeunes et les communautés pour restaurer les terres et préserver les écosystèmes
Dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun, la dégradation des terres, la désertification et les effets du changement climatique constituent des défis majeurs pour les populations et les écosystèmes.
Face à ces enjeux, JADD a développé des actions visant à mobiliser les jeunes et les femmes autour de la restauration des terres, de la protection de l’environnement et de la préservation du patrimoine forestier. Le projet s’est également attaché à renforcer la gouvernance environnementale locale grâce à la mise en place de polices environnementales communales.
Restaurer les terres grâce à l’arbre
L’arbre joue un rôle essentiel dans la lutte contre la désertification. Il contribue notamment à protéger les sols, à limiter leur érosion, à préserver la biodiversité et à renforcer la résilience des territoires face aux changements climatiques.
JADD a ainsi mené des campagnes d’éducation et de sensibilisation à l’agroforesterie, à la lutte contre la désertification et au changement climatique, en mettant particulièrement l’accent sur l’importance de l’arbre dans la restauration des écosystèmes.
Ces actions ont permis de transmettre aux jeunes et aux communautés des connaissances pratiques sur la protection et la restauration des terres.
Une mobilisation forte des jeunes
La jeunesse occupe une place centrale dans cette initiative. Au total, 1 345 jeunes âgés de 8 à 17 ans ont été formés aux enjeux environnementaux et à la restauration des terres.
Parmi eux, 25 jeunes ont été formés comme ambassadeurs de l’environnement, leur permettant de devenir à leur tour des relais de sensibilisation auprès de leurs pairs et de leurs communautés.
Par ailleurs, 1 329 élèves ont bénéficié de formations spécifiques consacrées à la restauration des terres, afin de développer dès le plus jeune âge une compréhension des enjeux liés à la dégradation des sols et à la protection des écosystèmes.
Reboiser pour restaurer les écosystèmes
L’action de terrain s’est concrétisée par une importante campagne de plantation.
Au total, 8 760 plants forestiers ont été mis en terre dans les communes de Figuil, Yagoua et Mokolo.
Parmi les espèces plantées figurent notamment :
- le caïlcédrat ;
- le neem ;
- le balanites.
Ces plantations participent à la restauration du couvert végétal et à la lutte contre la dégradation des terres, tout en contribuant à sensibiliser les populations à l’importance de préserver les arbres et les ressources naturelles.
Renforcer les capacités des communes
La restauration des terres ne peut être durable sans une implication forte des acteurs locaux. Le projet a donc également renforcé les capacités des collectivités territoriales.
67 agents communaux ont été formés aux enjeux environnementaux et aux actions de protection des territoires.
Cette démarche a permis de favoriser une meilleure prise en compte des problématiques environnementales dans la gestion locale et de préparer la mise en place de mécanismes de surveillance et de protection de l’environnement.
Création de deux polices environnementales communales
L’une des avancées majeures du projet a été la création de deux polices environnementales communales, réunissant au total 67 membres.
Ces structures ont vocation à renforcer la surveillance environnementale au niveau local et à favoriser l’implication des communautés dans la protection de leur territoire.
Cette initiative permet ainsi de compléter les actions de sensibilisation et de restauration par un dispositif local destiné à contribuer au respect des règles environnementales.
Les femmes au cœur de la sensibilisation
Le projet a également accordé une place importante aux femmes, dont le rôle est essentiel dans la vie économique et sociale des communautés.
Au total, 1 234 personnes ont été sensibilisées, parmi lesquelles plus de 720 femmes.
Cette mobilisation contribue à renforcer la participation des femmes aux actions de protection de l’environnement et à diffuser les connaissances acquises au sein des familles et des communautés.
Des résultats concrets pour les territoires
À travers la formation, la sensibilisation, le reboisement et le renforcement des capacités locales, le projet a permis de créer une dynamique collective autour de la restauration des terres dans le Nord et l’Extrême-Nord du Cameroun.
Les chiffres clés
8 760 plants forestiers mis en terre
1 345 jeunes de 8 à 17 ans formés
25 ambassadeurs de l’environnement formés
1 329 élèves formés à la restauration des terres
67 agents communaux formés
1 234 personnes sensibilisées
+720 femmes sensibilisées
2 polices environnementales communales créées
67 membres mobilisés au sein des polices environnementales
3 communes concernées : Figuil, Yagoua et Mokolo
Agir aujourd’hui pour des terres plus résilientes demain
À travers ce projet, JADD contribue à faire de la restauration des terres et de la lutte contre la désertification une responsabilité collective.
En impliquant les jeunes, les femmes, les élèves et les collectivités locales, l’organisation favorise l’émergence d’une véritable culture environnementale et encourage les communautés à devenir actrices de la protection de leurs territoires.
Planter un arbre, restaurer une terre, transmettre un savoir : autant d’actions concrètes pour construire des territoires plus résilients face aux défis environnementaux de demain.
